lundi 5 octobre 2015

Les Tracker Stickers ... c'est QUOI ?

Mais à quoi ça sert ces « tracker stickers » ??? 




   Et bien on peut les coller sur son agenda ou sur son carnet de cycle pour indiquer diverses choses : début et fin des règles, douleur, état moral, fertilité …


   

 


   Il en existe de fort kawaï mais on peut créer les siens et les coller avec son bâton de colle, 
pas la peine de se ruiner. Cela peut faire une chouette idée d’atelier collectif.

   Ce sont des filles qui les ont designé, on les trouve sur le site d'objets faits-main Etsy : 

1- par aHeartFeltLife
2- par Rainbows Grace
3- par ShopAlissaLove
4- par FluffyMaruDesigns
5- par The SassyPlanner
6- par TurningPagesCo
7- par CricketPaperCo

Intersexualité et menstruations ::: new :::



new ::: new ::: new ::: new ::: new ::: new ::: new ::: 


Nouvelle rubrique sur ce blog, dediée à l'intersexuation ! 

   Il existe des dizaines de types d’intersexualité, provenant de modification des gonades (testicules, ovaires), des chromosomes, d’un syndrome (Klinefelter, Turner) :

XXY (Syndrome de Klinefelter), Hyperplasie congénitale des surrénales (HCS), Le syndrome d'insensibilité aux androgènes, Le syndrome de Turner (XO), Le Syndrome de Rokitanski, Déficit en 5-alpha réductase, Ovotestis, Mosaïque XO/XY

Et cela concerne 1 naissance sur 150 tout de même. 

   «  les organes génitaux sont difficiles ou impossibles à définir comme mâle ou femelle » : il n’en fallait pas plus pour chercher à les classer, à les opérer, à leur mentir, les maltraiter, à leur ôter une identité administrative … 

   Et voilà, comble du fun de la situation, le fait est que ces personnes ont généralement des menstruations. 

   En fonction de leur intersexualité ces menstruations peuvent arriver jeune ou âgé, être plutôt irrégulières, voire absentes, et n’indiquent pas pour autant que la personne puisse enfanter. 

   Autant de cas de figure qui rendent l’approche de ce thème compliqué. Aussi, par soutien pour les personnes intersexuées, le nom du blog a changé. Le Sang des Femmes … et oui mais … pas seulement ! Les intersexes aussi ^^

   Voilà qui me soulage fort de savoir que des copains ont leurs règles, et qu’on est pas les seules à douiller ! ^^

   Je mettrai donc dans la rubrique Intersexuation des images traduites en français et des interviews, des documents ...

Je peux à présent leur adresser un « BIENVENUE » sur ce blog,
qui désormais ne les omettra plus ! 


mardi 12 mai 2015

::::: Actu menstruelle, les nouveaux objets ::::::

::: une coupe pailletée ? ::: 

   On avait des coupes menstruelles en couleur, en silicone, avec une tige, une boule, un anneau, mais on n'avait pas de cup GLITTER ! 




   JE VAIS PEUT-ÊTRE RUINER L'AMBIANCE de cette euphorie pailletée mais cette marque , Méluna, fabrique ses cups en TPE : TPE = ThermoPlastic Elastomer. Il s’agit d’une catégorie de polymères entre caoutchouc et plastique.

Il vaut mieux utiliser des coupes en silicone de bonne qualité, de grade médical, car il y a différents types de silicone, il ne faut pas qu’il se dégrade à la chaleur et qu’il soit de qualité chirurgicale et hypoallergénique.
Pour les paranos du silicone, certaines coupes sont en latex ou caoutchouc naturels. 

   Rappelons que le but de la coupe menstruelle est de remplacer les tampons fabriqués en fibre de rayonne, et blanchis à la dioxine, ce n'est pas de devenir aussi dangereux, en plus une coupe peut durer ... dix ans ! Imaginez les dégâts sur la muqueuse du vagin. 


 ::: un stérilisateur ::: 

Un accessoire rigolo et .. pas loin d'être inutile, sauf en voyage :
il ressemble à un gobelet que ma mamie avait dans son sac et qui se dépliait, et bien c’est la même chose, mais pas pour boire du banga, c'est pour sériliser sa cup, au micro-ondes notamment ou grâce à des pastilles. (Je rappelle qu'on peut aussi simplement la nettoyer au savon et bien la rincer avec des mains propres, par-contre quand on attrape vite des microbes au frifri c'est peut-être pas assez). Ici c'est la marque Rubycup : 



::: un AIMANT ou un AMANT ?  ::: 




Qui testera un AIMANT pour soulager ses douleurs pelviennes ?  
Ceci est un produit américain mais les aimants
sont utilisés depuis l’Antiquité pour soulager de nombreux maux. 
Les Japonais les utilisent, mais en France cela n’est pas reconnu. 

Aux USA, ces aimants qui se fixent à la culotte sont commercialisés,
ils sont vendus sur ladycare.com. 

Ce lien est riche en renseignements sur la thérapie par les aimants : 

vendredi 23 janvier 2015

Deux avis d'utilisatrices de la cup Femmy Cycle



Un petit TEST de la coupe
Femmy Cycle par deux volontaires : 

   Cette coupe menstruelle est vendue par deux :
deux coupes de taille identique … et en taille unique.

   Ce n'est pas forcément une bonne idée puisque si elle ne convient pas on se retrouve avec deux coupes menstruelles sur les bras et la dépense est d'autant plus élevée.

   La taille pose problème, cette taille unique ne peut pas convenir à toutes, et il semblerait qu'elle convienne mieux à des femmes ayant déjà eu des enfants.

  • Filovan, n'a pas eu d'enfant, elle a été très gênée par sa taille, elle n'a pas pu la retirer, et a attendu le lendemain matin pour le faire. Elle n'a pas du tout aimé sa forme trop arrondie, qui lui a causé des douleurs. Les autres coupes ont une forme effectivement plus longue, moins renflée. Par-contre le système anti-renversement est très au point, ce qui dé-stresse bien au moment d'enlever la coupe.
  • Kary, 37 ans, plusieurs grossesses, stérilet.
      Jour 1

La nuit m'a parue interminable... J'ouvre les yeux, j'ai mal aux reins, au bide, je saute sous la douche, ah bah oui, je comprends mieux en voyant un filet rouge couler vers la bonde de ma baignoire ...
En même temps, ça va me permettre de tester cette nouvelle coupelle menstruelle !

Je procède comme d'hab, je la plie en 4 je l'insère, et là, bah ça marche pas ... ça fait ventouse, j'arrive pas à la déployer du tout, ça me gêne, je l'enlève donc.

Et là, je me rappelle qu'il y a d'autre méthode de pliage !
J' appuie donc sur le bord de la cup et je rabat sur l'intérieur (technique « punchdown », sisi, j'vous jure), je l'insère, et là elle se déploie pas parfaitement mais elle ne me gêne plus*!

C'est même assez incroyable, avec une cup classique, sans ressentir de gêne, je la sentais présente, mais là, rien, ce qui me fait penser qu'il faudrait pas que je l'oublie...

Vidage et nettoyage de la coupelle le soir, impecable, pas une fuite, nettoyage facile, remise en place sans encombres (pour ça on verra bien demain matin)

*la coupelle se déploiera en fonction de la tonicité de votre vagin, pas de quoi s'alarmer donc si elle à l'air toute ratatinée (dixit le mode d'emploi du fabricant)


      Jour 2

La nuit s'est passée sans catastrophe (la position horizontale est habituellement celle que je redoute avec les coupelles classiques qui en général, avec moi occasionnent des fuites), le nettoyage et la remise en place de la coupelle se sont très bien passés.

      Jour 3

La nuit s'est déroulée sans fuite, sous la douche j'ai même été étonnée de la contenance de la coupelle !
Je l'ai remise en place pour ce jour fatidique, LE jour au cours duquel les plaies d'Egypte font figure de ballade à Centerparc ... le 3ème jour.

Donc nettoyage et remise en place de la coupelle, 1h après, fuite, re-nettoyage et re-remise en place, 2h plus tard, je me dit que c'est pas mal que j'ai pas trop grand chose à faire aujourd'hui vu que je vais passer la journée sous la douche...
Rebelotte donc, ce coup-ci je remet la coupelle en place en étant debout un pied sur le rebord de la baignoire et non accroupie comme les autres fois, on sait jamais, les miracles ça arrive...

Fin de journée, 3ème douche, c'est la catastrophe dans mon slip...
Avant de me coucher je repasse à la douche, j'ai changé le sens de mise en place de la coupelle, les 2 plis vers l'avant du corps, on verra demain matin, mais je commence à ressentir du désespoir dans mon petit coeur...


      Jour 4

Tant que j'étais allongée, ça allait, les fuites ont eu la decence d'attendre que j'arrive sous la douche, disons qu'a fuité autant de sang qu'il y en avait dans la coupelle (merci périné tonique et inconscient d'acier, cette nuit aurait pu très mal finir).
La journée se déroule sans problème, pas de fuite...

      Jour 5
Nuit nickel, je passe sous la douche, et là, coupelle vide... mes règles durent plus longtemps que ça, là je pige pas ... Et pis même pas quelques gouttes, que dalle ! L'effet suscion aurait-il quelque chose à voir là-dedans?

      Jour 6
Effectivement, c'est la fin, le sang ne coule plus, quelques gouttes roses seulement pour lesquelles la Femmycycle n'est pas du tout adaptée soyons claires...


      Conclusion      

Je pense que la Femmycycle est parfaite pour un flux moyen, vachement moins pour un flux important. Petit bémol : cette coupelle a tendance à irriter un peu les voies urinaires et à donner l'impression qu'on a toujours envie de faire pipi, et la mise en place n'est pas toujours facile.

Je referai l'essai à mes prochaines règles pour ma faire une idée définitive, sauf le jour 3, où je repasserai à la cup classique, chui pas complètement maso non plus...


Techniques de pliage, une vidéo les explique ici : http://france.menstrualcup.co/commentutiliser-la-coupe-menstruelle/

dimanche 2 novembre 2014

Des tampons crochetés pour changer

   Encore une solution alternative, des tampons crochetés en fibre de coton. Ils sont lavables et réutilisables. On trouve en ligne des pdf pour les réaliser soi-même, ou on peut les acheter déjà faits.

Boutique SomeAThisSomeAThat sur Etsy, Boutique danilykewoahvv


Boutique 

Des Tampons en tissu bio !


   Il y a aussi des tampons en tissu bio, qui sont lavables et réutilisables, contrairement à 
leurs homologues industriels.        
   Les tampons indus ne sont pas en coton mais en fibre de rayonne, sorte de fibre plastique, et sont parfois blanchis à la dioxine. Ils sont toxiques pour les muqueuses      qui sont très poreuses à cet endroit du corps.   



Ceux-ci sont visibles sur Etsy, boutique TheModestMaiden. Ils sont souvent en flanelle de coton bio ou en fibre de bambou.

Coupe menstruelle, round 2

Les coupes qui permettent de conserver le sang menstruel sont la dernière innovation en la matière.
Le sang menstruel est utilisé pour :

- arroser ses plantes, dilué dans de l'eau
- verser au pied des arbres dans la terre
- ajouter au compost

- faire des peintures
- des rituels
- du body art
- l'associer à sa sexualité

La Femmycyle est une nouvelle coupe, 
qui vient d'être commercialisée.

Elle est munie d'un anneau, n'existe qu'en une taille
et transparente.


En silicone, elle se retourne afin de garder le sang à l'intérieur
de la coupe. 


Cela devrait permettre de ne pas en mettre partout
lorsqu'on l'enlève …

Bientôt un avis d'utilisatrice en ligne ! 



vendredi 31 octobre 2014

Un Jeu vidéo menstruel !



   Peut-être afin d'évacuer leur hargne pendant les menstruations, Andy & Sophie ont inventé un jeu vidéo très drôle et très agaçant (c'est la musique). Vous pouvez tirer à tampons réels, récolter des boîtes à tampons, sautiller comme une puce pour gagner des points et des tas de migraines :




   Andy et Sophie font partie du collectif new-yorkais Girls Who Code, qui tente de réduire l'écart entre les filles et les garçons dans le domaine technologique. Ce jeu est leur projet de fin d'études. 

lundi 30 juin 2014

ACTU des MENSTRUES


ACTU des MENSTRUES

Des idées pour faire du DIY 
cet été 

Bracelet 


Idée de calendrier menstruel : un bracelet, dont on bouge le noeud, pour marquer les étapes du
cycle hormonal
chaque couelur de perle correspond à une étape du cycle.

http://www.feby.com/shop-1/female-empowerment-bracelet

 :::   et puis de la  PÂTISSERIE ::: 
::::::::: et des BONBONS  ::::::::::










dimanche 25 mai 2014

Les Hormones du cycle menstruel


EFFETS DES HORMONES SUR LE CYCLE MENSTRUEL

   Les hormones sont des messagers chimiques circulant dans les vaisseaux sanguins. Elles permettent aux organes du corps de communiquer entre eux. Les hormones influencent les cellules cibles à distance en changeant leurs processus chimiques. Les hormones peuvent provoquer dans les cellules cibles des changements dans leur développement ou dans leur taux de production de produits chimiques.

           Les hormones intervenant dans le cycle menstruel et leurs effets sur le cycle menstruel :
  1. GnRF (gonadolibérine)
    GnRF est une hormone appelée "hormone hypothalamique" située dans l'hypothalamus. "L’hormone hypothalamique" contrôle une autre glande ou organe en le poussant à libérer une hormone différente dans les vaisseaux sanguins. Par exemple, GnRF pousse l'hypophyse antérieure à produire, stocker et libérer FSH (hormone folliculo-stimulante) et LH (hormone lutéinisante).

  2. Hormones de l'hypophyse antérieure
    FSH (hormone folliculo-stimulante)
    FSH stimule le développement des follicules ovariens qui contiennent les ovules. Lorsque les follicules ovariens se développent, FSH stimule également les cellules folliculaires pour qu'elles sécrètent des quantités importantes d'œstrogènes.

    LH (hormone lutéinisante)

    Une poussée ou libération soudaine de LH entraîne l'ovulation, ou la libération d'un ovule arrivé à maturité dans le follicule ovarien dominant. Après l'ovulation, LH stimule le follicule vide pour qu'il se développe et devienne le corps jaune. Ensuite, LH influence le corps jaune pour qu'il sécrète des quantités plus importantes de progestérone et un peu d'œstrogène.

  3. Hormones des ovaires
    Les ovaires contiennent les follicules ovariens qui, au cours de leur maturation, produisent l'œstrogène. Après l'ovulation, le follicule ovarien dominant devient le corps jaune qui produit la progestérone et un peu d'œstrogène.

     Les Œstrogènes

Chaque mois, l'endomètre se met en place sous l'influence des œstrogènes produits par les follicules ovariens. Les œstrogènes stimulent les glandes de l'endomètre et du canal cervical. Les changements dans les glandes cervicales entraînent des modifications dans la glaire cervicale, la rendant claire, élastique et glissante de sorte que les spermatozoïdes puissent passer facilement. L'apport sanguin de l'endomètre devient plus important en préparation à la nidation d'un ovule fécondé et une couche plus épaisse de tissu de l'endomètre se développe. Les œstrogènes, de pair avec FSH, stimulent également la croissance de l'ovule dans le follicule ovarien.
Les œstrogènes envoient un "feed-back" à l'hypophyse antérieure pour la régulation de FSH et LH. Lorsque le niveau d'œstrogènes augmente, le feed-back donné à l'hypophyse antérieure, cause une liberation de LH stockée qui déclenche l'ovulation. Lorsque la quantité d'œstrogènes diminue dans le sang, cela cause un feed-back à l'hypophyse antérieure qui produit plus de FSH et de LH pour pouvoir démarrer un nouveau cycle menstruel.
Les œstrogènes ont également d'autres fonctions importantes dans le corps:
  • Ils démarrent la croissance et le développement de l'utérus et d'autres organes de reproduction pendant la puberté et la grossesse.
  • Ils renforcent la croissance des canaux galactophores et des dépôts adipeux dans les seins pendant la puberté et la grossesse.
  • Ils stimulent la croissance des os et la rétention de calcium dans les os tout au long de la vie d'une femme.
Ils protègent contre l'athérosclérose et les maladies cardio-vasculaires puisqu'ils dilatent les vaisseaux sanguins et limitent la formation de plaques d'athérosclérose provenant des lipides.


     La Progestérone


Une fois que le follicule ovarien dominant libère un ovule mûr, il se transforme en corps jaune et commence à sécréter de la progestérone. La progestérone et les œstrogènes développent encore davantage l'endomètre en renforçant la maturation des vaisseaux sanguins dans l'endomètre. Ils élargissent les glandes de l'endomètre qui commencent à sécréter des nutriments dans la cavité utérine (dans le cas où l'ovule est fécondé). Mais la progestérone limite également le volume de l'endomètre. Sans progestérone, la stimulation de l'endomètre causée par les œstrogènes serait trop forte.
La progestérone affecte la libération d'hormones de l'hypothalamus et du lobe antérieur de l'hypophyse. Par le biais de ce système de "feed-back", des niveaux élevés de progestérone inhibent la sécrétion de GnRF et diminuent les sécrétions de FSH et de LH.
La progestérone a également d'autres fonctions importantes dans le corps:
  • Elle soutient une grossesse qui est à ses débuts jusqu'à ce que le placenta se développe (environ 10 semaines). 
  • La diminution de progestérone stimule le démarrage des contractions utérines pendant le travail.
    Elle protège contre le cancer du sein et le cancer de l'endomètre. 

    (extrait de http://www.prime2.org/prime2/pdf/MenCyc_Fr.pdf)

Fêter la Ménarche des filles

La Fête des Premières Menstruations,
La Ménarche … qui la fête parmi vous ?


        Ménarche, terme issu du grec mên : menstrues et arkhê : commencement, signifie la première période de menstruations c'est-à-dire la première fois où une jeune fille a ses règles.

      Dans d'autres traditions 
  • Au Japon, on célèbre « la première floraison » de la jeune fille par un repas de fête. Quand les invités découvrent les fleurs et les pommes confites rouges qui décorent la table, ils comprennent la raison du banquet. Dans quelques îles japonaises, la fête des ménarches a même plus d'importance qu'un mariage. On mangera aussi du riz teint en rouge. 
  •     Chez les Aborigènes d'Australie, les femmes organisent une grande fête pour les ménarches. Elles célèbrent par des danses et des chants la puissance féminine qui réside désormais en cette jeune fille.
  • Dans une tribu du Brésil, on fait une nouvelle coiffure à la jeune fille qui a ses premières règles. Ses tresses sont coupées, et sa jolie frange montre qu'elle est passée de jeune fille à jeune femme. Parentes et amies reçoivent une mèche de cheveux en souvenir.
  •         Les Apaches font des cérémonies plusieurs jours durant, avec toute leur tribu, afin de célébrer les filles qui entraient dans leur Féminité. La tribu Nootka tient une fête pour honorer les ménarches d'une fille, après quoi celle-ci est amenée loin dans la mer et laissée là afin qu'elle nage seule jusqu'à la rive. Une fois qu'elle y est parvenue, elle est reconnue par sa communauté comme une femme, forte et brave et prête à prendre les responsabilités qu'engagent la Féminité – le mariage et l'éducation des enfants.
  • Dans une tribu du Colorado, le père, debout devant sa hutte, informe fièrement toute la tribu que sa fille est devenue une femme. Une ancienne de la tribu prépare la fumée de cérémonie, en faisant brûler es herbes odorantes, des aiguilles de cèdre et des fleurs de sauge. La jeune fille se penche sur la fumée et implore l'esprit protecteur de la Nature de lui accorder santé et fertilité.
  • Au Nigéria, on considère que la jeune fille qui a ses ménarches favorise la fertilité. Ce jour-là, elle arpente tous les champs du village et laisse couler sur la terre quelques gouttes de son sang menstruel pour bénir le sol et garantir d'abondantes récoles.
  • En Europe, dans certaines familles, les ménarches ne sont tout simplement pas reconnues ou accueillies en donnant une… gifle à la jeune fille ! Inversement, et de plus en plus souvent, certaines familles honorent les ménarches de leurs filles par un cadeau (fleurs, parfum, bijoux offert par le papa qui reconnaît ainsi que son enfant est dorénavant une jeune fille) ou un diner entre jeune fille et parents.

En Inde : les Pratiques du Tantra indiennes et tibétaines
«Alors j’ai eu une vision d’une femme rouge, nue, plaquant sa bhaga (yoni) contre ma bouche, et je bois vivement le flux abondant de son sang.»

Pour d’autres peuples, les menstruations étaient tenues en haute estime. Bien que cela soit particulièrement vrai pour les traditions de Tantra et Shakta, il y a d’autres exemples de d’autres cultures, sortant de cette sphère, incluant les suivants :

  • Chez les Incas,        la déesse lune Mama Kilya, responsable de tous les phénomènes naturels cycliques, était vénérée comme la maîtresse du cycle menstruel.
  • Chez les alchimistes, l’énergie potentielle du sang menstruel était connue sous le nom de elixir rubeus («élixir rouge»). Cet élixir était, croyait-on, encore plus puissant lorsque généré durant la pleine lune.
  • Chez les adeptes de certaines écoles de Tantra dite de «Main-Gauche», boire le yonipuspa («fleur de vulve»), le fluide menstruel, est vu comme un moyen assuré d’atteindre la libération.
  •      Dans la Perse antique, la déesse Jaki était responsable des menstruations. Durant les époques patriarcales, lorsque les menstruations obtinrent des connotations négatives, Jaki devint un démon, lequel exhortait les hommes à poser des actes mauvais.
  • Dans       l’Égypte ancienne, les gens portaient une amulette de pierre rouge qui représentait les pouvoirs du sang menstruel d’Isis, la déesse la plus importante d’Égypte. (Le Tyet, peut représenté une image stylisée du yoni de la déesse Isis).
  • Le folklore atteste également de la même croyance envers le sang menstruel. À Calabria,       en Italie, par exemple, les femmes portent sur elles quelques gouttes de leur sang menstruel dans une petite fiole, partout où elles vont. Si elles administraient ces gouttes à un homme de leur choix, on croyait que cet homme était alors lié à elles pour toujours.
      Les Indiens n’étaient pas les seuls à utiliser le sang menstruel et les autres fluides du Yoni. Chez certaines sectes gnostiques, il existait une vision similaire à propos des pouvoirs des différents types de rajas (sécrétions féminines). Comme le rapporte Épiphane de Salamine (315-403), les jus d’amour et les fluides menstruels étaient traités avec révérence, étant rituellement collectés et utilisés à des fins rituelles religieuses.

      Le Tantra et le Shakta font partie des quelques systèmes religieux dans lesquels les menstruations ne sont pas perçues comme étant impures, dangereuses, ni comme quelque chose devant être cachée. Au contraire, dans plusieurs sectes tantriques, et particulièrement chez les Shakta, le tabou menstruel de la société indienne est reconnu simplement comme un autre aspect de l’ignorance humaine en général. En ce sens, le tabou menstruel n’est pas «brisé» dans ces religions, il n’existe tout simplement pas, comme le suggère Ajit Mookerjee.

      Pour les hommes et les femmes qui perçoivent le sang menstruel comme étant sacré et digne de vénération, le temps des menstruations en est un spécial, et une femme dont le sang s’écoule est valorisée et honorée. Dans les pratiques rituelles, comme dans le Yoni Puja, une femme menstruée tient une place vraiment spéciale, non seulement pour la qualité différente de son énergie à ce moment précis, mais aussi à cause du sang lui-même, l’unique et magique sang-de-lune qui est la propriété et le pouvoir de la femme.

             Ainsi, lorsque les tantriques dits de «Main-Gauche» mélangent le fluide menstruel au vin et le boivent comme boisson rituelle, ou qu’ils embrassent le Yoni durant le puja plutôt que de simplement le toucher, ils reproduisent un rituel probablement aussi âgé que l’Homo Sapiens, un rituel qui avait lieu il y a 25 000 ans dans les chambres yoniques spéciales des caves paléolithiques.

      Plusieurs auteurs indiens sont toutefois honteux de tels aspects de leur héritage; ils ne parlent que difficilement de tout ce qui pourrait être dire à propos du culte du yoni dans la culture indienne.

      Par exemple, dans son livre «Goddess cults in Ancient India», Jagdish Tiwari, affirme que les Grecs de l’Antiquité sont responsables de la nudité des figures de l’Inde. Lorsque Ajit Mookerjee dit : «en Kerala, une cérémonie appelée trippusharattu se tient huit à dix fois par an. Lors des cérémonies une nappe colorée de rouge ceint l’image de la déesse, laquelle est recherchée par les pèlerins et prisée comme relique religieuse», ce qui est dit n’est qu’une partie de la vérité. L’auteur ne nous dit pas comment ou avec quoi cette nappe, qui devient une relique sainte, est rougie. Admettre que la nappe est colorée grâce au sang menstruel de femmes (ou si cela est trop pour la communauté locale, avec le sang d’animaux sacrifiés), semble trop offensant pour l’auteur, ou du moins pour la plupart des lecteurs occidentaux que lui et son éditeur visent.

     Les pratiques tenues partout en Inde où les gens vivent en accord avec les préceptes du Tantra ou Shakta, vont plus loin que de voir une nappe artificiellement teinte de rouge comme une relique sainte.         En fait, les adorateurs du Yoni – hommes et femmes, jeunes et moins jeunes – fabriquent leurs propres reliques saintes avec du sang réel et vivant qui s’écoule d’une femme menstruée. Avec le sang du Yoni d’une femme préalablement consacrée, le prêtre peint un triangle sur son pubis rasé. Une fois cela accompli, un morceau de tissu ou de papier est pressé contre le pubis de la femme, et le triangle s’y imprime. On retrouve ces reliques dans les maisons et les temples secrets des adorateurs, là où ils servent d’objects de méditation et de vénération.        

       Les Bâuls du Bengal sont un autre groupe de personnes pour lequel les menstruations sont source de joie et de célébration plutôt que de ségrégation, de honte ou de peur. On peut comparer les Bâuls aux ménestrels du Moyen-Âge européen. Leur philosophie comporte des éléments de tradition tantrique et d’hindouïsme. Ils se dévouent particulièrement à la déesse Radha et au dieu Krishna. Les périodes menstruelles sont perçues pour eux comme de bon augure et puissantes, en effet. Ils chantent des chansons d’amour et de dévotion à travers lesquelles ils répandent la parole voulant que la communion avec le Divin puisse être possible grâce au corps – par le rituel, par l’union sexuelle et particulièrement en faisant usage des forces inhérentes au fluide menstruel. 

Pour cette raison, les Bâuls          ne pratiquent que rarement leur rites sexuels en d’autres temps que lors des trois jours et demi de la période menstruelle. Comme on peut s’en attendre d’un peuple dont la tradition est si concentrée sur l’aspect féminin, les Bâuls ont développé des connaissances plutôt accrues concernant les menstruations. Selon leurs enseignements, le fluide menstruel varie selon les différents temps du cycle. Ils associent les types de sang à trois rivières sacrées de la tradition indienne : le Gange, le Saraswati et le Jamuna. «Jamuna, la sombre, s’écoule durant l’état initial des menstruations et est suivie de Saraswati, de fluide rouge, puis de Ganga, dont la couleur du fluide est plus légère. Chaque type de sécrétion menstruel prend 24 heures à se manifester complètement… Lors de la dernière demi-journée, les sécrétions menstruelles déclinent.

       Le rituel mensuel des Bâuls, 84 heures remplies de musique, de chanson, de passion et de dévotion, est connue comme étant «la manifestation de la pleine lune au temps de la nouvelle lune», et son but ultime est de «saisir l’insaisissable», l’énergie unique possédée seulement par les femmes. On dit que cette énergie ne se manifeste que durant les 12 dernières heures des menstruations. En s’unissant à une femme menstruée durant cette période, un homme peut recevoir les pouvoirs de la Déesse, partagé à lui grâce à une femme consentante.

Ne bénéficierions-nous tous pas d’une telle manière de voir les femmes et leurs pouvoirs uniques, plutôt que de voir les menstruations comme une malédiction, comme étant impures, ou quelque chose qui doit être caché, parfois même de l’être aimé? Il est certain qu’il ne sera pas aisé, ni peut-être même possible de changer l’opinion de la société en générale en la matière. Ce qui est possible, toutefois, c’est de changer notre propre point de vue et de personnellement défier le tabou qui nous a été imposé par nos parents (qui ne connaissaient pas mieux), par nos pairs et les papes (qui n’ont jamais rien compris aux femmes).
Ce n’est pas seulement dans le Tantra indien que nous pouvons trouver révérence pour les fluides menstruels et leur utilisation dans les rites. De telles pratiques ont également été documentées dans le Tantra tibétain. En dépit du fait que les lamas tibétains contemporains, encore bien plus que les adeptes indiens, sont habituellement assez secrets à propos des aspects sexuels de leurs enseignements, d’autres – dans leur traductions des documents tibétains originaux – se sentent moins gênés. Par exemple, Keith Dowman, dans sa traduction du texte tibétain «Le Secret de la Vie et les Chansons de Dame Yeshe Tsogyal», rapporte un passage qui révèle incontestablement le haut respect qu’avaient les anciens adeptes du Tantrisme envers les pouvoirs du flux menstruel. Dans ce passage, une des co-fondatrices de ce mouvement religieux, l’adepte et enseignante Yeshe Tsogyal (757-817), informe de son extraordinaire vision que voici : «Alors j’ai eu une vision d’une femme rouge, nue, plaquant sa bhaga (yoni) contre ma bouche, et je bois vivement le flux abondant de son sang.»

     Dans cette déclaration tirée d’un texte ancien et respecté, non seulement parle-t-on de boire le sang menstruel directement du yoni, mais le texte nous démontre également qu’une telle pratique ne semble pas avoir été restreinte aux couples hétérosexuels, comme on le croirait généralement. Toutefois, il ne faut pas croire pour autant que Yeshe Tsogyal préférait pratiquer ses rituels sexuels avec des femmes plutôt qu’avec des hommes. Dans une biographie, Yeshe Tsogyal écrivit à propos de Padmasambhava (730-805), l’homme à qui l’on doit officiellement d’avoir amené le Tantra et le Boudhisme au Tibet; elle parle clairement de la retraite qu’elle eut avec deux adeptes masculins.

Les rituels qu’ils pratiquaient là (comme le faisaient et le font encore plusieurs personnes) sont connus au Tibet sous l’appellation «zap-lam», et comme la «voie de s’étendre sur le corps d’une autre personne», un enseignement qui était surtout transmis par une femme, une initiée du 11e siècle de notre ère, connue au Tibet sous le nom de Vajradhara Niguma et en Inde sous le nom de Yogini Vimalashri.

http://janemai.bigcartel.com/category/paper-goods

Les jolies Serviettes du Cameroun


Les premières serviettes hygiéniques lavables



Made  in  Cameroun



Les Kamerpad vont notamment permettre aux jeunes filles
de trouver une alternative aux serviettes jetables, trop chères.
C'est un projet constructif : 

        Olivia MVONDO MVOGO : Le GIC Kmerpad offre une solution alternative économique et durable aux femmes camerounaises pour répondre au problème mensuel de l’achat de leurs protections hygiéniques. Trois objectifs sont particulièrement ciblés par cette action :

- Assurer l’éducation primaire pour tous et toutes.       Il faut savoir qu’une  jeune africaine sur dix ne va pas à l’école cinq jours par mois, soit 60 jours dans l’année, car elle n’a pas les moyens de se procurer des protections hygiéniques. Cet absentéisme répété l’empêche de mener à bien ses études et peut provoquer un abandon scolaire; ce qui contribue à l’aggravation des disparités entre les jeunes filles et leurs camarades masculins.

- Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes :
  1.     L’autonomisation par l’emploi : L’emploi des femmes pour la production des serviettes hygiéniques lavables contribue à leur autonomisation et les aide à subvenir à leur besoins et ceux de leur famille; grâce à des emplois stables et des rémunérations décentes proposés par le GIC Kmerpad.
  2.          Autonomisation par l’amélioration des conditions d’hygiène intime : Certaines jeunes filles et femmes utilisent comme substitut aux protections intimes, des tissus en pagne, du coton et parfois des feuilles  séchées ou du papier toilette. Ces supports inappropriés conduisent beaucoup de femmes dans des dispensaires ou centres de santé pour soigner des irritations ou infections, pouvant causer la stérilité de ces jeunes femmes.
- Préserver l’environnement.     Des efforts dans le domaine environnemental sont réalisés au Cameroun avec la mise en place du ramassage périodique et du tri des ordures ménagères. Cependant les serviettes hygiéniques jetables, très peu biodégradables, représentent un maillon faible de cette chaîne écologique et affectent à long terme notre environnement. (une femme utilise près de 11000 serviettes dans sa vie).


source et suite sur http://biloa-magazine.com/kmerpad un-projet-innovant-dedie-aux femmes-camerounaises